Le Chaâbi

Le terme Chaâbi signifie littéralement « populaire ». Il regroupe toutes les formes d’expressions artistiques d’un peuple. Il comprend tous les styles musicaux d’une région définie par un contexte rural ou plus récemment, citadin.

Cette dénomination « populaire », apparemment d’origine algérienne, a été choisie vers la moitié du 20eme siècle, en opposition à la musique « savante » arabo-andalouse.

Au départ, il s’est articulé autour d’une formation composée essentiellement d’instruments traditionnels, tels que la Kamanga (le violon), le qanoun (la cithare horizontale), les percussions…Le synthétiseur figurent dans l’évolution récente.

Les chants sont toujours en dialectal et sous une forme poétique, mais les rythmes, incitant souvent à la danse, varient selon la région ou le pays. Il peut donc y avoir plusieurs styles de Chaâbi dans un même pays ou région.

Généralement amenées dans un contexte festif et de divertissement, ces forment d’expression, autrefois exploitées uniquement par les hommes, ont accueilli plus tardivement les femmes. Au fil du temps, de véritables groupes d’artistes du chant, de la danse et de la musique se sont formés et professionnalisés dans ce répertoire et le terme Chaâbi s’est répandu dans toute l’Afrique du Nord